PARCOURS DE LECTURE SPIRITUELLE
LE TEMPS DES RENCONTRES
DOSSIERS
REFAIRE SA VIE
« Refaire sa vie » : l’expression relève au moins autant d’une réalité que d’un impératif. Qui n’aurait pas refait sa vie aurait raté quelque chose d’essentiel dans son existence. Cette injonction révèle à quel point chacun s’estime aujourd’hui le responsable unique de sa vie, enjeu de sa seule liberté. Mais n’exprime-t-elle pas avant tout le désir d’un amour réussi ? Entre le courage de recommencer et le mirage d’une vie refaite selon ses souhaits, s’ouvre un discernement nécessaire sur l’amour invoqué et celui mis en oeuvre (Élodie Maurot). Refaire sa vie par amour, est-ce se recevoir de Dieu ? Tomber amoureux ne se commande pas, quel que soit son âge, et cet état peut conduire à reconsidérer la qualité de sa relation conjugale ou de son état de vie. Sans recul ni échange, les forces émotionnelles ne peuvent par elles-mêmes assurer une reconstruction créative malgré toutes nos bonnes intentions (Nicole et Philippe Jeammet). C’est là toute l’ambiguïté d’un « refaire sa vie » oublieux de ce qui avait justifié un choix de vie publiquement reconnu. Voilà pourquoi la décision de quitter la vie religieuse appelle un « déliement » de la...
LIRE ET MÉDITER
HABITER LES MOTS
Ce livre révèle sa profonde actualité au moment où les hommages à l'œuvre d'Yves Bonnefoy, qui vient de nous quitter, réveillent les débats autour de ce qu'il appelait la « vérité de parole ». En réponse aux critiques qui stigmatisent régulièrement un langage voué à l'extériorité, à des échanges superficiels, à la manipulation des choses ou des hommes, sans contact avec notre vie essentielle et notre expérience primordiale du monde, Philippe Mac Leod affirme que nous parlons, ou devrions parler, à partir d'un « lieu secret », du silence : « Les mots éclosent de ce qu'on mûrit en soi. » Aussi une relation personnelle à Dieu implique-t-elle de veiller sur nos mots, comme en témoignent les Psaumes, les prières de Judith, d'Esther, de Daniel dans sa chambre haute, où la personne se tient devant Dieu avec des paroles qui ne disent qu'elle-même en sa nudité, son histoire et sa demande. La parole assure donc le lien avec notre profondeur. « Elle ne se contente pas d'exprimer, elle explore », dit l'auteur, car nous sommes constitués de plus d'invisible que de visible. Pour autant, elle ne nous enferme pas en nous-mêmes, car elle nous excède et le langage est prése...
Pratiques et récits
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LA JOIE DE L’ÉVANGILE
Remi de Maindreville Françoise Le Corre
SAINT LOUIS (1214-1270)
André Vauchez