PARCOURS DE LECTURE SPIRITUELLE
L'ORDINAIRE ET LE SUBLIME
DOSSIERS
LA VIE SPIRITUELLE EN PAROISSE
  Dans le contexte d'une vie paroissiale inquiète de son avenir, qu'est-ce qui nourrit la vie spirituelle des personnes attachées à la vitalité de leur paroisse ? D'où tiennent-elles leur dynamisme ? Mais, en retour, qu'est-ce qui altère leur « consolation » ? Qu'est-ce qui les blesse, les « désole », les met à l'épreuve ou prêtes à combattre ? Tel est le sujet de ce numéro de Christus qui nous a conduits à lancer une « Enquête sur la vie spirituelle en paroisse », dont le compte rendu ouvre ce dossier. Qu'on soit théologien·ne ou simple paroissien·ne, qu'on milite dans un mouvement ou une association, ou qu'on appartienne à un groupe de prière ou à une communauté, la participation à la vie de sa paroisse relève d'un choix personnel pour une proximité où « Dieu rassemble son Peuple », bien au-delà des croyant·es. L'engagement affectif qui motive les hommes et les femmes d'aujourd'hui nourrit un désir de liens communautaires ouverts et fraternels et une soif d'approfondissement et d'accompagnement spirituels. De là naît une créativité plus visible dans les lieux de culte dont la vocation est d'épouser au mieux les contours d'une société de...
LIRE ET MÉDITER
SECONDE INNOCENCE DE CHRISTOPHE LANGLOIS
Ce nouveau livre de poèmes de Christophe Langlois est, d’un bout à l’autre, marqué par l’esprit d’enfance. La propre enfance du poète, certes, bien présente en ces pages, mais surtout l’enfant qu’une fois adultes, il nous faut être à nouveau pour reprendre notre souffle, revivre une « seconde innocence ». Aussi l’auteur évite-t-il avec soin les pièges de l’évocation nostalgique. Il ne revient pas, même en songe, sur son enfance ; il l’investit, l’incarne autrement : « Je suis redevenu comme un enfant / En tout lieu, je m’endors tout le temps / Partout, aux informations, à la banque / Toujours une nouvelle nuit me manque / Les voix écoutées plutôt que les mots / L’intention détectée aussitôt. » Ici, le « je » s’impose avec force et orgueil, puis s’efface. Seul compte désormais le discernement d’« esprits » dont il est si difficile de situer l’origine. Les poèmes sont le lieu d’innombrables pas de côté et rebuffades, avant « l’acide verdeur de l’acceptation » des dons reçus, qui suppose conversion, ou plutôt « reconversion » : chacun « Arriva...